lundi 6 décembre 2010

Tout blanc, tout blanc!

Voilà l'année s'achève, voici mon dernier billet avant un congé (oh combien mérité!)
Je ne sais pas si le mot congé s'applique puisque quand l'on travaille dans une boutique, les congés se font rare dans le temps des fêtes... La fin de session et mon déménagement, ouf. Entre temps je tacherais de trouver un petit moment pour faire le plein d'énergie pour commencer une année 2011 de bon pied.

L'énergie se fait tarder pour écrire mon dernier billet... À vrai dire, j'aimerais bien plutôt qu'être devant mon ordinateur, créer une table en lego comme ses employés de l'agence de publicité Boys and Girls. Je me demande combien ils ont dû utiliser de boîtes?






Bon après avoir vu cette vidéo nous avons eu notre moment "dead brain" pour la journée, alors à l'action.

Récemment, ma collègue d'universitaire et talentueuse blogueuse de mode et style de vie, Marjorie, a fait un projet avec le bride boudoir affaire. Elle s'est mouille et à sortie de sa zone de confort derrière son ordinateur pour se projeter comme une mannequin professionnelle devant la caméra. Les photos sont vraiment très belle et elle dégage une attitude jeune diva.

JE VOUS INVITES À ALLER VOIR LES PHOTOS

Les magnifiques photos ont été prise par la jeune photographe Julia C. Vona. Elle offre ses services à de nombreux blogs. On peut voir des photos sur une parisienne à montréal et Lorenna Rossi. Si vous avez besoin de photos professionnels, c'est une personne avec qui il est agréable de travailler. Récemment, elle a ouvert une autre compagnie spécialisé en photo de mariage.


dimanche 14 novembre 2010

Raph Lauren et le commerce 4 D



Les nouvelles technologies sont tellement impressionnante parfois qu'elle nous fait nous sentir comme un enfant s'émerveillant devant autant de magie.

Les nouvelles technologies sont tellement impressionnantes parfois qu'elle nous font nous sentir comme des enfants s'émerveillant devant autant de magie. La marque de renom Ralph Lauren fête en grand ses 40 ans. La marque sait réinventer et elle ne veut pas sombrer dans une allure vieillotte et traditionnelle de simples joueurs de polo. Elle travaille à préserver son ossature prestigieuse et classique. Pour promouvoir le réaménagement du site Internet, le commerce en ligne et le lancement de leur nouveau parfum, la marque fait vivre à ses fans une expérience qui fera certainement rougir leurs compétiteurs ce mois-ci.

Le 10 novembre 2010, à New-York ( sur Madison Avenue) et Londre, simultanément, a eu lieu la présentation du premier défilé en 4 Dimension d’une courte durée de 8 minutes, mais quelles minutes impressionnantes! David Lauren, chef du marketing pour la marque et fils du célèbre Raph Lauren, affirme que c’est la première fois que cette technologie est utilisée dans le commerce. Devant cette présentation de toute beauté mêlant monde réel et virtuel, j’en viens à penser que les feux d’artifices sont tout à fait banals… Sur l’immeuble, des images sont projetées et prennent places en quatre dimension, des mannequins défilent en hologramme. Je ne suis pas une spécialiste de la technologie, mais à ce que j’ai pu comprendre ce qui permet de créer cet effet s’appelle le « mapping », puis on utilise des scanneurs 3D et des modélisateurs. Au total, il a fallu une équipe de 150 personnes, ils ont travaillé à temps plein pendant des mois. De quoi oublier la dernière campagne avec Filippa Hamilton scandaleusement retouchée qui avait créé bien des remous. On définit la campagne d’un mélange harmonieux de mode, d'art, d'architecture et de technologie. David Lauren cite les projections de lumière récentes sur le bâtiment guggenheim museum… Humm ça me dit quelques chose… Oui, j’en avais parlé dans un de mes billets! L'art évolue dans le temps et dans l'espace Il définit leur projet de faux 3 dimensions : « c’est comme regarder Avatar, mais sans les lunettes 3D ».

Entrevue avec David Lauren


Je vous l’accorde entièrement, mais d’une part, je doute qu’ils détiennent les mêmes budgets. Peut-être auriez-vous été un peu inspirés par eux? Peu importe monsieur Lauren, maintenant vous êtes mon nouveau guru, j’embrasse votre photo sur mon réfrigérateur. Vive le marketing 4D!

Pour plus d'information voici un article pertinent.


mercredi 10 novembre 2010

La haute couture et le grand cinéma, partenaire.



Lorsque je vois les informations défiler sur mon facebook cette semaine, mon dévolu tombe sur une vidéo publiée par Tony Jay, travailleur autonome dans l’industrie de la mode, homme aux talents multiples pour en nommer quelques un : créateur d’événement, directeur artistique, spécialiste en défilé de mode, (douter aussi en cuisine hi hi) et aussi blogueur pour Yourkloset
Alors je me mets à regarder la vidéo intituler Lanvin pour H&M.

Quelque chose dans ce court-métrage publicitaire vient me chercher, quelque chose de familier, que j’aime profondément sans dire pourquoi… Oui, j’aime la mode, j’ai une fascination pour la haute couture et les designers français de renommée Chanel, Jean-Paul Gauthier, Lanvin, qui ont tous leurs histoires fascinantes et une image de marque soigneusement travaillée. J’aime spécialement que la nouvelle collection de Lanvin soit disponible au prix abordable des boutiques H&M ainsi que la publicité bien faite, mais ce n’est pas ça qui vient me toucher profondément. Non, mais alors, qu’est-ce qui vient provoquer chez moi un sourire et même de la nostalgie. Cette fascination vient de la forme, le mystère qui plane dans l’univers que l’on nous présente, si irréelle, quasiment incompréhensible. En cherchant à comprendre, on continue à écouter et on finit par se laisser transporter par la musique, la lumière au semblant d’expressionnisme allemand et les inspirations du pop art qui viennent investiguer l’idée de faire parler les personnages dans des bulles. Toutes ces qualités du dispositif cinématographique me font pensé au film de David Lynch, réalisateur que j’aime profondément, mais non il ne s’agit pas de Lynch ce court-métrage a été merveilleusement réalisé par Mike Figgis. Tout compte fait, H&M a bien compris ses leçons de marketing en rendant accessible la grande porte l’univers du luxe aux petites bourses des consommateurs ou la marque a suivie les paroles de Coco Chanel : « Il n'y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue. » J’aime la finale sur un décore en trompe-l'œil rappelant les débuts du cinéma, comme une Alice au pays de merveille devenue trop grande pour le monde qui l’entoure. Dans l’univers web, on parle déjà de buzz auprès des fashionistas. On calcule 20000 de vues sur YouTube pour cette vidéo, le court-métrage a été déposé sous plusieurs titres et au moins 5 dépôts ont le même taux de clic.

jeudi 28 octobre 2010

Entrevue avec Jeffrey Poirier exposant dans le cadre de la Nuit blanche de Montréal 2011





Pour cet article, je vous permets de remettre en doute un peu mon objectivité, car j’aimerais vous parler d’un jeune artiste prometteur et bien sûr je n’ai que d’éloges à faire pour cet artiste puisque c’est avant tout un ami de longue date. Il s’agit de Jeffrey Poirier qui est présentement à la maîtrise en arts visuels à l’Université Laval et je vous invite à consulter son blog : http://jpoi46.wordpress.com/.

Jeffrey sera présent lors de l’exposition d’Art Souterrain dans le cadre de la nuit blanche de Montréal du 27 Février au 14 Mars 2011. J’espère aussi vous s’y voir en grand nombre!

En attendant impatiemment cette exposition, je vous propose une entrevue exclusive avec l’artiste pour mieux comprendre sa relation avec l’art et l’homme derrière ses œuvres:

Pour commencer, j’aimerais que tu nous parles nous un peu de ton parcours artistique. Quels sont les endroits où tu as exposé? Quelle est ta recherche artistique et qu'est-ce qui t’a permis de découvrir ton style?

-Au tout de début de mon Baccalauréat en arts visuels, je réalisais des tableaux clairs obscurs dont le sujet était très souvent le corps humain. Comme je travaillais de façon très réaliste, je me suis lassé d’être toujours encadré par des notions définies de proportions et de lumière. Très vite, j’ai compris que cela ne correspondait pas à ma vision de l'art. J’avais besoin de me libérer et de créer de façon plus spontanée. Je préfère avancer de façon intuitive à travers le contact physique avec la matière. J'ai participé à quelques expositions en peintures, notamment à l'Espace contemporain, au Ninkasi du Faubourg et l’été dernier à Altern'art sur la rue Saint-Jean* 100 Titres est l’exposition des finissants du Baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval. à Québec. Présentement, j’aime bien explorer la sculpture, lors de l'exposition 100 Titres*, je tenais à présenter un ensemble de sculptures disposé de sorte que le spectateur puisse y pénétrer.

* 100 Titres est l’exposition des finissants du Baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval.

Je suis vraiment excitée à propos de ton projet d’exposition dans le cadre de la nuit blanche de Montréal, j’imagine que tu l’es tout autant. L’an passé, en 2010, l’exposition d’Art souterrain a reçu le Prix du meilleur événement dans le centre-ville de Montréal.Parle-nous un peu de ton projet d'exposition pour cet événement et de ce que cette opportunité représente pour toi?

-L'exposition Art Souterrain est présentée dans le cadre de la nuit blanche du 27 Février au 14 mars dans la ville souterraine de Montréal. J'expose une installation sculpturale présentant une esthétique caractéristique de ma démarche; diverses textures, camaïeux de noir et papiers façonnés sont au rendez-vous! Je suis très fière de ma réalisation, la structure sera impressionnante. Si tout se déroule tel que prévu, l'ensemble devra mesurer environ 6 mètres par 6 mètres! Une forme émergera du centre d'un plancher collé au sol qui sera orné de plis suggérant le mouvement d’une vague, le reste sera une surprise!

-Cet évènement me donne l'occasion de réaliser un projet de grande envergure dans un espace public où je pourrai également interagir avec le public. C'est un grand pas dans ce que je pourrai plus tard appeler une carrière.

Quels sont les artistes que tu admires? Où puises-tu ton inspiration?

-J'ai découvert, il y a quelques mois une jeune artiste new-yorkaise de 29 ans qui se nomme Diana Al-Hadid. Elle réalise des sculptures organiques en analogie à des mythes. Tara Donovan est aussi une grande source d'inspiration, de même qu’Anish Kapoor et Richard Deacon.

-Ma principale source d'inspiration du moment réside dans la géologie. J'aime m'inspirer des qualités que proposent les cristaux, la lave, les strates sédimentaires, mais également les phénomènes dynamiques qui les animent comme la fusion, la fonte, la cristallisation, l’envahissement qui sont des analogies abordées dans mes installations sculpturales.

-Les matériaux en eux-mêmes me suggèrent un mouvement ou une répétition qui influencera l'aspect formel de l'objet. Par ailleurs, le clair-obscur de la renaissance, le Caravage, m'inspire, j’aime présenter une esthétique surréaliste et plutôt sombre.


Justement, j’aimerais que nous abordions un peu ce penchant prononcé pour les couleurs sombres. On remarque facilement que tu aimes jouer avec le noir et le blanc ainsi que nuancer les gris, c’est issu de ton goût pour le Caravage, mais que représentent ses couleurs pour toi? Es-ce par défi artistique que tu utilises ses couleurs ? Quelles émotions souhaiterais-tu faire ressentir à ton public?

-J'aime travailler en noir et blanc, car ces deux couleurs constituent le contraste absolu. Le contraste est une stratégie visuelle, au même titre que la répétition d'un motif par exemple, afin de créer un fort impact visuel. J'aime créer des atmosphères mystérieuses et sombres.

-J'aime l'idée que le public doit investir une certaine énergie afin de cerner l'oeuvre dans son caractère abstrait et naturel. Tout en étant abstraites, mes oeuvres possèdent des références à la nature. Ces éléments de la géologie, la faune ou la flore sont ensuite reconstruits au sein d'une proposition bidimensionnelle ou tridimensionnelle. Je travaille également toujours l'hybridité. J'aime personnifier mes sculptures et laisser supposer qu’elles sont en cours de transformation même si elles sont figées dans la matière!

Que souhaiterais-tu réaliser, qu'aimerais-tu exploré artistiquement que tu n'as pas encore toucher?

-Je souhaiterais dans un avenir proche explorer des matériaux qui me donneraient la possibilité de réaliser des projets extérieurs permanents. J'ai un profond désir de développer mes projets à plus grande échelle. Je souhaite réaliser des expositions et voir les possibilités qui s'offriront à moi.


Merci Jeffrey pour ta participation, je te souhaite le meilleur qui soit dans tes réalisations futures, de ta muse d'avant et ta groupie.

jeudi 14 octobre 2010

Billet D'HUMEUR: l'industrie alimentaire et son marketing

Parfois dans un blogue plus sérieux, on peut parler de recette de sauce à spaghetti comme dirait Michelle Blanc:

Aujourd’hui, c’est ce que je fais, non je ne parlerai pas de toute cette créativité inspirante dans le monde… Il s’agit d’un billet d’humeur! Oui moi, Virginie Maltais, je me permets un petit aparté sur l’industrie alimentaire et son marketing bidon ou le sens du mot santé est bafoué.
Commençons par une petite histoire :

Pourquoi faire compliquer quand on DOIT parfois faire simple…

C’est l’histoire d’une fille qui un jour au cégep se fit une merveilleuse salade pour lunch avec une vinaigrette alléchante d’une compagnie ayant une grande part du marché. Quelques heures plus tard, un mal de gorge et de bouche, la jeune fille s'observant soigneusement devant le miroir : « AAAAAAh… », mais non, rien d’anormal. Puis le soir arrivant à la maison, elle se brossa les dents, le dentifrice prit des airs de sauces chili extra piquantes. Une idée! Regardons sous la langue : horreur rouge vif.

Le docteur dit à sa patiente qu’elle avait des champignons dus à une allergie alimentaire et qu’elle devrait prendre des antibiotiques trois fois par jour et manger du liquide tiède pour une semaine. Bon, alors voilà pour la vinaigrette faite maison à l’avenir, un peu d’huile et de vinaigre ou de jus de citron, quelques épices et le tour est joué. Quelques mois plus tard, j’obtiens un rendez-vous avec un docteur en allergie. Un gros 8 h de tests pour me faire dire que l’agent de conservation auquel j’étais allergique, n’était p as les sulfites (un des seuls disponibles pour le test d’allergie et un des seuls que les compagnies sont obligées par la loi d’écrire sur les emballages).

Les Judicieux Conseils du docteur :
1. Éviter tout les produits industriels transformés (ou )
2. Habiter sur une ferme.

Merci, j’y vais de ce pas! Et en suivit une suite de symptômes d’allergies douteuses passant de l’urticaire à la gastro-entérite instantanée, vertiges, palpitations, coup de chaleur au visage suivi de sueurs froides. Deux autres rendez-vous avec des docteurs, diagnostics : côlon irritable, stress…

Humm, laissez-moi doute r de vos compétences!
1. Journal alimentaire:réactions à : vin rouge, bière, vinaigrette, bacon, charcuteries, jambon,...
2.Recherches sur Internet.
Diagnostic maison : les méchants vilains Nitrites de sodium qu’elle évita et vécut heureuse. Fin



Les Nitrites de sodium, E 250, sont des pro duits de salaisons servant à la conservation des couleurs et des saveurs, l’industrie alimentaire l’utilise de plus en plus. ( Bref, ils en mettent partout, je l’ai même lu sur l’emballage de gâteaux pour ENFANTS…). Sur l’emballage d’une charcuterie fine, il est écrit en gros : sans agent artificiel, sans OMN, jambon naturel, on tourne pour tout dit lire la liste des 25 ingrédients dont : nitrite de sodium. On sauve sur le contenu en ajoutant des agents qui coûtent peu cher, mais on investit sur des emballage aux allures santés.
Les symboles allant sur le contenant chimique sont très rassurants : une tête de mort, un poisson mort et du feu, c’est ce que normalement on veut voir sur le pot d’un produit que l’on met dans le jambon d’un sandwich.

Son ingestion peut donner un pouls rapide, mon père chimiste à la retraite m’a confirmé que les personnes âgées et les enfants étaient plus sensibles. L’allergie apparaît d’un coup, et devient de plus en plus forte. Une personne avec qui je discutais l’autre fois m’a dit avoir fait une réaction au bacon, une série d’ampoules dans les joues était apparue et les lèvres lui avaient fendu., une première réaction allergique pour une femme dans la quarantaine.

J’ai lu que ce produit était interdit en Belgique, en France, et dans certains autres pays européens, la substance est interdite dans l’industrie alimentaire avec raison, des études sur les rats démontrent que ce produit est cancérigène à long terme. Bref, même non allergique, cet additif n’a rien de bon:

« Divers dangers d'employer ceci comme un additif ont été suggérés et recherchés par des scientifiques. Un souci principal est la formation de cancérigènes nitrobenzines par la réaction du nitrite de sodium avec des acides aminés en présence de la chaleur dans un environnement acide. Le nitrite de sodium a été également lié à déclencher des migraines. »

Heureusement, certains ont compris comme Naturel Sélection ( qui n'est pas disponible à mon épicerie), mais quand les autres marques vont-elles se réveiller? Pour le moment, il y a toujours les cannes de Thon ou de poulet qui ne contiennent que l’essentiel comme il devrait en être normalement.

Voici un lien fort pertinent pour les personnes allergiques, ou celle qui pensent l’être, à un agent de conservation.
Bien construit avec les symptômes d’allergies classer par agents suivies de tous les produits susceptibles d’en contenir : (# 4 pour les nitrites)
http://www.allergienet.com/conservateurs-allergie.html

vendredi 1 octobre 2010

L'art évolue dans le temps et dans l'espace



http://vimeo.com/14641476

C’est un fait, nous vivons dans un monde ou tout est plus accessible et plus facile à réaliser qu’autrefois grâce à tous les outils que nous avons à notre disposition : les ordinateurs, les moyens de transport, etc. Nous n'avons plus le romantisme de développer chacune des photographies argentiques dans une chambre noire, car le numérique nous permet d'économiser temps et argent. Quoi de plus enrageant que de se retrouver devant une pellicule mal développée après une journée entière de prises de photos? Il est sûr que nous n'avons plus la frénésie de l'attente du résultat... Même si les mauvaises surprises sont moins fréquentes, l'éventualité d'un bris du disque dure est toujours possible.

Pour la peinture, le modèle n'a pas à garder la pose et la reprendre jour après jour pendant des mois, comme dans le temps de Léonard Da Vinci. L'artiste n'a pas à moudre les poudres et les mélanges dans l'huile pour retrouver à chaque fois la bonne teinte. Certains pensent que les artistes ont moins de mérite aujourd’hui, ils ne sont pas comme ceux qui vouaient leur vie à l’art, le dos arqué pour effectuer une fresque sur le plafond d'une église.

On peut croire que tout a déjà été inventé en art grâce à cette accessibilité... Et justement, là où tout a été inventé : rien ne l'a été! Nous avons les outils pour réinventer un monde animé par le défi de susciter l'émotion et l'envie de créer de l’émerveillement dans les yeux blasés du spectateur.

La vidéo, la peinture, les couleurs, les formes en mouvements, la sculpture, sont un tout qui ensemble crée quelque chose de nouveau, ou s’il ne l'est pas, qui sait se démarquer; voilà comment je décrirais l'œuvre de Robert Seidel qui présente CHAREL au Musée d'Arts Contemporains de Taipei à Taiwan.

Robert Seidel a le mérite d’avoir su utiliser toutes les ressources pour nous émouvoir. Plusieurs personnes disent rester froides devant l'art abstrait, et personnellement je crois que je passerais tout droit devant la célèbre toile de Kasimir Malevitch "Carré blanc sur fond blanc". Mais avec CHAREL, je me sens comme une enfant qui s'amuse avec un kaléidoscope. Nous avons l'impression d'entrer dans l'univers du tableau, avec ses formes en labyrinthes électroniques et de serpentins lumineux qui se promènent dans l'écran. Comme le cerveau humain est en quête perpétuelle de sens, on imagine des ressemblances avec les formes logiques dans son œuvre. Pour ma part, je me perds dans mon imagination, je vois des robes cubiques, une caverne de cristaux, je plane dans la lumière des nuages et des forêts exotiques.

Intriguée par cet artiste, je regarde sur son site officiel tous ses projets, celui de Phyletic Museum est intéressant. Il projette des formes lumineuses en milieu urbain. Je me demande ce qui pourrait se produire s’il rencontrait le réalisateur du Moulin à images Robert Lepage.

J'admire la démarche artistique de monsieur Seigel, voici le vidéo de la projection CHIRAL




chiral | projection artwork | MOCA Taipei 2010 from Robert Seidel on Vimeo.

mercredi 22 septembre 2010

Inspiré et touché, quand on fait plus qu'enseigner...



Quétaine, "téteuse" ou reconnaissante et un brin nostalgique? À vous de juger, je m'assume pleinement!


Bien souvent la vie nous permet de faire des rencontres, certaines nous marques plus que d'autres, même si elles ne sont présentes que pour une petite partie de notre vie, elles changent un peu ce que nous sommes, nous révèlent des forces inestimables que l'on sous-estimait. Lors de mon parcours au secondaire, certains cours mon permis de me révéler. Marie-France Théberge m'a enseigné dès secondaire 3 les arts plastiques. Sa passion pour les arts est décelable à l'oeil nu.

Année après année elle sait motiver les jeunes à se dépasser, elle a compris que ce n'est pas parce qu'on a pas fini le secondaire qu'on ne peut pas viser grand. À tous ceux qui croient que les arts ne mènent à rien, elle sait les ramener à l'ordre! Elle montre que les arts sont partout, qu'on a besoin d'artistes de personnes créatives tout comme des personnes cartésiennes ou trop mathématique.

Ses idées ont toujours prestigieuses pour permettrent à ses élèves de mettre leurs talents à profit, je me rappelle avoir fait un projet de peinture sur des dalles du plafond. Oui, elle avait demandé au concierge d'enlever des dalles pour que l’on puisse peinturer dessus et nous avions le droit de mettre des parties en pâte texturée pour faire du relief.



L'explo-art ( exploration des métiers des arts plastiques) est un cours intensif d'art plastique à Québec dont elle se charge. Le cours se donne 2 fois semaines disponible au 5 em secondaires (et maintenant à certaines personnes de secondaires 4... J'aurai aimé qu'ils pensent à cette idée plus tôt). Ce cours montre aux jeunes les différents métiers reliés aux arts plastiques comme le design de présentation, le design de mode, le design graphique et le design intérieur. On apprend dans ce cours à agir en professionnelle, soigner la présentation, même si nous travaillons majoritairement avec des matériaux sous-estimés provenant de nos bacs à recyclage. On met en pratique par des maquettes, des projets concrets qui servent l'activité interne de l'école ( murale collective) ainsi que par l'entremise du tant attendu défiler de mode.

Je n'ai que de bons souvenirs de ce cours et surtout de Marie-France, que je considérais comme une complice puisqu'elle m'a enseigné 3 ans. Plusieurs de ses élèves ont le même attachement, l'an passé elle a même été inscrite au concours de l'émission Virginie ( dont le nom des personnages commençait à manquer profondément d'originalité... ).

Pour l’occasion, je ressors une vielle photo du défilé des créations de mon année.

Je termine mon billet, en disant :"merci Marie de motiver tout tes élèves, continue de les transporter dans de nouveaux univers."